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 Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]

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Luka Katchev
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MessageSujet: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 3 Fév - 22:50

Le choc fut si violent qu'il m'enleva au doux songe auquel je m'étais abandonné. J'avais encore passé une nuit à chercher le sommeil sans jamais l'atteindre, et je récupérais malgré moi ces précieuses minutes de repos en cours de physique. Pas le choix, c'est la seule matière qui me fasse cet effet. Soporifique. Les rires des élèves qui m'avaient vu chuter de mon tabouret parvinrent jusqu'à mes oreilles. Me frottant le coude, qui avait encaissé la majeure partie du choc, je me redressai. Lorsque mon nez dépassa de nouveau la hauteur de la paillasse du labo, mon regard croisa celui de mon professeur de sciences. Les étincelles qu'elle me jetait ne m'inspiraient rien de bon. Mon cas était désespéré. Cela faisait déjà plusieurs semaines que j'étais arrivé au lycée Kadic, et j'avais de suite était repéré par Madame Hertz. Sa voix, vive et claquante, résonna dans la salle de cours, mettant fin aux rires de mes camarades. Je m’apprêtais à passer un mauvais quart d'heure, m'y résignant de mauvaise grâce, cependant, c'était sans compter sur la sonnerie salvatrice qui retentit. Aussitôt, chacun rangea ses affaires et quitta le labo. Je me faufilais parmi les autres élèves, pour me sortir de cette impasse et éviter la confrontation finale avec mon professeur. Hors de question de lui faire le plaisir d'avoir raison. Je sortis alors sans me faire repérer et, aussitôt, je me dirigeai vers le parc. Là, je m'assis contre un arbre, attendant que l'heure d'ouverture du gymnase. J'en profitai pour terminer ce que j'avais commencé pendant le cours de physique : ma sieste. Elle fut de courte durée car je vis passer devant moi un groupe d'élèves, des premières je crois, et partir en courant vers la profondeur des bois. Je ne m'en préoccupai pas davantage et me levai pour rejoindre le gymnase où avait lieu l'entraînement de basket. Dans les vestiaires pour hommes, je posai mon sac et me changeai, enfilant un short, un large tee-shirt et des baskets de sport. Puis, je me rendis dans la salle principale pour y commencer mon échauffement.

Certains garçons de l'équipe de basket étaient déjà là. Je fis quelques tours de terrain en courant, tout en observant ceux qui étaient présents autour de moi. Le gymnase avait été divisé en deux parties, et l'une d'entre elles était réservées aux filles qui prenaient un cours de gymnastique. Je ne m'attardais pas à chercher à savoir qui s'entraînait de l'autre côté. Je devais achever mes échauffements, car j'étais en retard. Toute l'équipe fut rapidement là et nous commençâmes l'entraînement. Quelques tirs, des mises en situation simples, puis plus techniques, et enfin, un match. Avant de le commencer, l'ensemble des joueurs alla boire. Je les suivis, légèrement en sueur. Nous traversâmes l'espace d'entraînement des filles gymnastes pour aller jusqu'aux toilettes. Je les regardai effectuer gracieusement leurs exercices. Roues, saltos, poutre et barre asymétriques. Le bruit mat de leurs chutes étouffé par les tapis de gym s'élevait entre les conseils de leur professeur. Une longue chevelure blonde attira alors mon regard, cessant instantanément mes observations silencieuses. Je connaissais cette jeune fille. Jenny. Je l'avais rencontrée au réfectoire, quelques jours auparavant. Je l'avais trouvé sympa. Vraiment. En fait, c'était sûrement la première personne avec laquelle j'arrivais à entrer en communication depuis mon arrivée. Sûrement parce que nous avions vécu la même chose. Nous étions tous deux étrangers, elle d'Ecosse et moi de Croatie. Un sourire fin étendit mes lèvres tandis que je la regardais évoluer. Au bout de quelques secondes, je me rendis compte que mes camarades de jeu quittaient les toilettes. J'allai alors boire en vitesse, puis revins au pas de course sur le terrain. Le match allait commencer, je ne voulais pas rater ça.

" Katchev, à l'entre-deux. dépêche-toi ! "

C'était Jim qui m'ordonnait de me placer au centre du terrain sans plus tarder. Ce soit-disant ancien joueur de haut niveau était notre coach de basket. Enfin, bien que sa forme physique d’aujourd’hui le ferait sans doute perdre face à n'importe lequel d'entre nous, ses stratégies d'attaque se révélaient fort efficaces. Il me reprochait souvent mon jeu trop personnel, et mon manque d'implication au sein de l'équipe. D'après lui, il fallait que je fasse des efforts, et seulement à partir de ce moment je pourrais devenir un bon joueur de basket. Personnellement, je me connaissais suffisamment pour savoir que tout dépendait de ceux qui jouaient avec et contre moi. Un adversaire un peu trop hargneux ou provocateur me faisait aussitôt monter sur mes grands chevaux. Des camarades trop mous à mon goût ou peu performants ne m'inspiraient pas et je pouvais très bien remonter le terrain seul. Mais ce jour-là, j'étais décidé à jouer sans jauger les autres. Il fallait que je fasse des efforts, avait dit Jim...

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Jenny White
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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 3 Fév - 23:42

Il était dix heures quand je suis arrivée à la bibliothèque pour lire mon livre fantastique. Il parlait d'un groupe d'adolescent voyageant à travers leurs rêves dans un autre monde où on avait besoin d'eux. Cependant, certains n'arrivaient plus à faire la différence entre le rêve et la réalité. En résumé, l'histoire était fascinante. Quelques minutes semblaient s'être écoulée de mon point de vue, mon seul geste fut de croiser et de décroiser mes jambes sous la table en plus de tourner les pages de mon livre. Cependant, ces quelques minutes représentaient en réalité une heure. Une heure déjà que je lisais mon livre. Heureusement, la sonnerie me ramena à la réalité et tel un robot, je mis mon marque page où j'arrêtais ma lecture avant de ranger mon livre pour me rendre au gymnase.

J'étais la dernière de ma classe à me rendre au gymnase. Sur le chemin, j'aperçus une personne que je croyais être Luka que j'avais déjà rencontré au réfectoire. Nous étions tout deux internes et avions profité du dîner pour entamer la discussion. Cependant, il semblait endormi et je n'osais pas le réveiller. Je le laissais donc sur son banc tout en continuant ma route. Dans les vestiaires, je dû me mêler aux filles de ma classe pour me changer, remplaçant ma jupe par un mini-short, mon corsaire par un t-shirt jaune et mon chapeau par un chouchou pour attacher mes cheveux en queue de cheval afin qu'ils ne me gênent pas dans mes acrobaties. Acrobatie car nous travaillions la gymnastique avec notre professeur. A ma grande joie. Sans me vanter, j'excellais dans ce sport et le professeur s'en était rendu compte pour me laisser pratiquer les figures que je souhaitais après avoir exécuté celle qu'elle nous imposait.

Quand nous arrivâmes dans la grande salle de sport du gymnase, je remarquais qu'il était séparé en deux et que nous étions mêlés aux élèves de seconde. Soit disant pour améliorer la communication entre les élèves de différentes classes. Le hasard fut bien les choses puisque j'aperçus à l'autre bout de la salle Luka. Un sourire apparut sur mon visage quand je le vu, je me remémorai notre bref discussion. Mon professeur le remarqua puisqu'il me ramena à la réalité en criant mon prénom. Je me concentrai donc sur le cours, l'écoutant, accomplissant ses figures dans mon coin avec une rapidité et une précision remarquable tandis qu'une grande majorité n'arrivait pas à enchaîner les figures. Mon professeur me regardait, et quand j'eus finis de passer au tapis, aux barres à symétrique et au tremplin, me dit que je pouvais désormais faire ce que je voulais.

C'est à ce moment que Luka me regarda. Je ne lui fis aucun signe, voulant lui donner l'impression que je ne l'avais pas remarqué et décida de donner le meilleur de moi-même pour lui montrer mon talent afin de l'impressionner mais, surtout pour le distraire à travers un spectacle de gymnastique où mon corps était mon seul accessoire pour plaire. J’enchaînais avec rapidité sur mon tapis des roues précise et en ligne droite, ma queue de cheval fouettant l'air à chaque rotation avant de m'arrêter au bout du tapis par un salto arrière qui fut directement enchaîné après une roulade, sans que je marque une pause. J'étais essoufflée mais, satisfaite du résultat. Je regardais mon spectateur mais, malheureusement, il était retourné sur le terrain et je n'avais pas su s'il avait pu admirer ma prestation.

Je pouvais faire tout ce que je voulais, c'était le professeur qui me l'avait dit, j'allais donc m'asseoir au bord de la partie du gymnase réservée à la gymnastique pour regarder le match de basket et les mouvements de Luka. Il jouait bien, c'était incontestable, mais prenait beaucoup de risque pour aller au panier tout en gardant la balle pour lui. Il était trop solo et son professeur lui fit remarquer. Tout le monde l'appelait Jim et c'était un véritable spécimen, cependant, je ne pouvais m'empêcher d'aimer ce professeur plus qu'original. J'entendis la remarque de Jim : " Faire des efforts ". Cela se traduisait par " joue en équipe " mais, je compris aussi autre chose : " Fait des efforts, communique avec les autres ! ". Cette interprétation me frappa de plein fouet et me remise en question. Ce n'était pas forcément obligé que ce soit les autres qui viennent à nous, cela pouvait être nous. Sauf que moi, j'étais beaucoup trop timide. Mais, je devais faire des efforts, comme le disait Jim. Luka, je le savais aussi seul que moi. Pourtant, on s'était rencontré car il avait des efforts en venant m'adresser en premier la parole. Soudain, je me releva et pris la parole pour parler à mon "ami" entre deux jeux de balles :

" Luka... Il a raison. Joue en équipe et tes coéquipiers te rendront cet effort. De ne plus jouer solo pour faire passer les autres en priorité. Imagine notre discussion au réfectoire... Si tu n'étais pas venu me parler, jamais nous nous serions rencontrés. " dis-je à voix haute pour que tu m'entends. Malheureusement, tu n'étais pas le seul, certaines filles s'étaient arrêtés dans leur exercice pour écouter cet échange entre un garçon et une fille. Tout comme les garçons et Jim.

" Hey p'tite ! C'est bien gentil de nous aider mais, ce n'est pas ton sport, ça ne te concerne pas ! Retourne faire tes figures ! " me dit-il sur un ton sévère. Je ne lui en voulais pas, après tout, il avait en partie raison puisque j'avais interrompu le match des garçons et stoppais certaine filles dans leur activité.

Je fis un "oui" de la tête au professeur de sport avant d'appliquer mes propres paroles à moi-même et d'aider une fille de ma classe qui n'arrivait pas à faire une roulade malgré sa détermination et ses nombreux essaies. Je souriais à mon ami et alla la rejoindre.

" Non non... Pas comme ça. Les jambes plus tendus et réfléchit moins une fois que tu as commencé la figure. Regarde moi. " dis-je en l'écartant avec gentillesse pour lui montrer le bon mouvement pour lui permettre de corriger son erreur.

Elle me regardait attentivement et me sourit avant de me féliciter, car à ses yeux c'était parfait. Ma camarade pris ensuite ma place et entama une nouvelle roue, meilleur que les précédente mais, qui demandait encore du travail pour être bien réalisé. Chose que je lui fis remarquer avec délicatesse. Elle remercia de son aide, me disant que sans moi elle n'aurait jamais réussit et qu'elle n'avait jamais osé me demander de l'aide de peur de me déranger. A ses paroles qui me surprirent, je regardais mes autres camarades de classes. Certaines me regardèrent et sur leur visage était écrit : " Peux-tu m'aider aussi s'il te plaît ? ". Je regardais le grand panneau électrique qui annonçait l'heure et le score des matchs durant les match inter-lycée ou inter-collège. Il ne reste plus qu'un quart d'heure avant la fin du cours. Un quart d'heure où j'aidais mes camarades dans leur problème, devenant l'assistante du professeur durant ses minutes. Le tout, en jetant des coups d'oeil à Luka pour voir si oui ou non il avait appliqué mes conseils et comment il s'en sortait.

Durant cette matinée, Jenny avait compris quelque chose. On devait à la fois dire " Tu dois " à quelqu'un mais, aussi à soi-même pour corriger ses propres erreurs ou encore atteindre ses objectifs. Aujourd'hui, c'était la première fois que la jeune écossaise communiquait autant avec les filles de sa classe, partageant son expérience et son talent avec elles pour les aider à perfectionner leur technique. Chacune d'entre elle la remerciait. C'était la première fois que Jenny était remerciée mais, aussi la première fois qu'on lui parlait. Pour la première fois, elle commençait à s'intégrer. Mais, ce n'était que le début, que la première épreuve. Mais, ça, elle n'en avait pas encore conscience


[ HRP : Je n'ai pas encore la couleur mais, on a validé ma fiche de présentation et je me suis donc permise de poster sur cet RP que nous avions prévu avec Luka. Surtout qu'étant interne, il m'est difficile de prendre le temps pour répondre ]
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Luka Katchev
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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Lun 4 Fév - 0:27

La balle était lancée dans les airs, au-dessus de nos têtes. Aussitôt, je m'élevai à mon tour, pour l'envoyer dans la direction de l'un de mes co-équipiers. Dès que mes pieds eurent de nouveau touché le sol, je m'élançai vers le jeu. Je savais pourquoi Jim m'avait demandé de faire l'entre-deux. De cette manière, je prenais du retard sur la progression dans le terrain, et c'étaient mes camarades qui installaient la tactique pour marquer. Je n'étais pas hors-jeu, juste en retard. J'accélérai, remontant toute la surface de jeu jusqu'au panier. Je criai au porteur de ballon de me faire la passe pour marquer. Comme j'étais resté en arrière, les défenseurs ne m'avaient pas vu revenir aussi rapidement. Nous étions bien partis pour mettre ce premier point d'écart. Malheureusement, ma voix portante avait attiré l'attention sur moi, et un de mes adversaire me faisait face alors que je m'apprêtais à tirer. Je le regardai droit dans les yeux avant de lui faire un coup feinté et de partir à l'opposé, dans un crissement de mes chaussures sur le parquet. Un, deux, mes pieds décollèrent, mes bras levés vers le filet, y insérant le ballon. Voilà. Premier point, pour nous. J'étais sur le point de me remettre en place en défense lorsque Jim, d'un coup de sifflet, me fit quitter l'aire de jeu. Je soupirai. J'étais venu là pour jouer, pas pour chauffer le banc de touche. C'est à cet instant que je vis Jenny. Ses longs cheveux blonds ramenés en une queue de cheval dégageaient son visage angélique. Elle regardait le match depuis un banc. Je me demandais pourquoi elle ne continuait pas ses exercices de gymnastique, pourquoi toute son attention était portée sur notre match d'entraînement. J'écoutais d'une oreille distraite les multiples recommandations de mon professeur de basket. " Joue collectif, Katchev, collectif ". " Tu vois, au basket, il faut faire des passes pour avancer ". " Laisse un peu les autres marquer aussi, sinon tu seras toujours ici ". En réalité, je ne l'écoutais pas parce que j'étais absorbé par Jenny. Elle s'était levée et, tournée vers moi, confirma les dires de Jim. " Faire passer les autres en priorité ". J'avais l'impression d'être en plein rêve. Cauchemar aurait été plus juste, en fait. Les garçons s'étaient arrêtés de jouer, et certaines filles de la gym également. Notre joueur de haut niveau et de grande renommée demanda à Jenny de nous laisser, et il remit tout le monde au boulot. Ils me regardaient tous. Je pouvais lire ce qu'ils se disaient dans leurs yeux. Ils se demandaient comment moi, le redoublant au sale caractère, insociable comme jamais personne ne l'avait été, avait réussi à se faire une amie comme la jolie blonde. J'aurais pu lui en vouloir, de m'afficher de cette manière devant toute l'équipe. Cependant, je n'arrivais pas à ressentir quoi que ce soit si ce n'était de la culpabilité. Oui, ils avaient tous raison. J'étais trop perso'. Et il fallait que ça change.

" Ok. "

Je retournai sur le terrain et rassemblai les joueurs de mon équipe. Je leur expliquai ce que je comptais réaliser, avec leur aide. Nous allions mettre en pratique la stratégie que nous avions travaillée juste avant au cours des exercices. Rien de bien compliqué, mais il fallait pour cela faire beaucoup de passes entre chaque joueurs. Un jeu rapide d'échanges de ballon pour perturber et désorienter l'adversaire. Il fallait que nous soyons rapides et efficaces.

" Vous avez compris ? Si on fait ça, on peut les devancer d'au moins six points avant qu'ils réalisent ce qu'on fait. "

Je les regardais tous. Ils étaient d'accord avec ma stratégie, mais je sentais qu'ils redoutaient que je ne reprenne mes mauvaises habitudes de solitaire. Pourquoi avais-je choisi de m'inscrire dans ce club de basket ? Pour quelles raisons est-ce que j'aimais pratiquer ce sport ? Pour la balle, le contact à l'adversaire, la stratégie. Ma forme physique et ma bonne détente me permettaient de m'adapter parfaitement à son jeu. Toutefois, je n'avais rien compris. Je vis, du coin de l'oeil, Jenny que j'avais sentie très timide lors de notre entrevue, échanger des conseils et montrer l'exemple à certains des gymnastes. Je m'attardais quelques secondes devant cette démonstration de marche à suivre. Je mis ma main devant moi et invitai les autres à faire de même au-dessus de la mienne.

" J'vous jure les gars, j'vais jouer collectif. Sinon, on gagnera pas, et j'ai envie de leur montrer qui on est. "

Coup de sifflet. Nous étions repartis. Le match reprenait son cours normal. Effectivement, dès que nous étions en possession de la balle, nous menions le jeu jusqu'au panier adverse où nous marquions deux points. Trois fois consécutives, nous marquâmes. Mais l'adversaire était de taille, et notre défense était mal organisée. C'est pour cette raison que le score se resserra peu de temps avant la fin du temps réglementaire. Heureusement, nous avons tout de même remporté notre match. J'étais plutôt satisfait, et à la fois fier de ce que nous avions réussi en équipe. J'avais pris conscience de l'utilité des autres. Il est des situation dont on ne peut venir à bout seuls. Les autres nous aident à avancer. Je m'approchai du banc où s'était tenue Jenny peu de temps auparavant, et je me saisis de ma serviette. J'étais trempé. J'avais tout donné, mais nous avions tous, tout donné. Pendant que l'ensemble des garçons allait se changer et prendre une bonne douche, je restai quelques instants à regarder ma gymnaste préférée. Toutefois, la douce voix de notre Jim national m'interrompit :

" Katchev ! Puisque tu es attiré par la gymnastique, tu vas aider ces demoiselles à ranger leur matériel ! "

Je baissai la tête, défait. Ce genre de trucs tombait toujours sur moi. Je m'assis sur le banc, passai une main dans mes cheveux pour leur redonner une allure indéfinie, attendant la toute fin de l'entraînement des gymnastes, laissant mon regard errer sur les mouvements de Jenny.

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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 10 Fév - 0:51

Les filles qui pratiquèrent la gymnastique dans le gymnase se concentrait sur leur différentes figures allant de la roue en passant par la roulade jusqu'au salto pour les plus confirmées. Et ceci grâce à moi, j'étais venue en aide à la plupart d'entre elle, leur redonnant la volonté de travailler tout en corrigeant les erreurs, devenant ainsi le temps de quelques minutes l'assistante du professeur qui acceptait mon aide tout en me surveillant d'un oeil professionnelle pour être sûre que je ne donnais pas de mauvaises indications. Je regardais aussi le match qui opposait les garçons de première et de terminale qui était arbitré par Jim avec attention.

Au bout d'un moment, j'étais tellement prise dans le match, que quand mon ami Luka réussit à marquer un panier, je ne pus m'empêcher de sautiller et de faire un geste de la main en criant : " Oui super ! ", attirant le regard de mes camarades, déconcertées, ce qui me fit rougir de gêne. Je n'étais pourtant pas amoureux de ce jeune basketteur qui semblait avoir un niveau égalant le mien en terme de gymnastique. Seulement, c'était mon seul ami et lui et moi avions le point commun d'être seul à Kadic. Du moins jusqu'à ce que nous nous rencontrions. J'étais fascinée par ses prouesses et son changement radicale, devenant un coéquipier sur qui l'on pouvait compter, se donnant la victoire certes, mais surtout, la donnant aux autres. A chaque fois que l'équipe de Luka marqué, je ne pouvais m'empêcher de sourire de joie. J'étais devenue une véritable pom-pom girl encourageant son sportif préféré.

Quand vint la fin du cour de sport, mon professeur me parla et me précisa que cette semaine c'était à moi de ranger le matériel pendant que mes camarades se doucheraient et se changeraient durant les minutes que nous laissèrent les professeurs de sport après leur cour. Une période de temps libre en résumé. Sauf que je ne pouvais pas en profiter. J'acquis donc de la tête ses paroles avant de la voir me laisser les clefs du gymnase et partir dans les vestiaire des professeurs.

Le match de basket venait de se finir et j'aperçus Luka s'asseoir sur un banc. Il semblait avoir du temps libre, assez pour m'observer. Cela tombait bien, je voulais justement profiter de ces quelques minutes pour utiliser les tapis au sol afin de réaliser une série d'évènement gymnastique compliquée et dure à réaliser. Je déplaçais les tapis de sorte qu'ils forment une longue ligne. Je respirai un grand coup et débuta ma figure.

D'abord par un saut périlleux avant qui fut précédé par deux roues. Puis d'un double saut périlleux et d'une sortie en vrille. En résumé, une figure digne de la célèbre Lara Croft des jeux vidéos portant le même nom. J'étais fière de moi, ayant avancé sur plusieurs mètres uniquement grâce à mes figures acrobatiques et tout ceci devant Luka. Lui dévoilant tout mon talent dans la gymnastique.

Quand Jim intervint pour ordonner à Luka de ranger le gymnase avec moi, j'en fus ravie, ne pouvant cacher ma joie derrière un sourire rayonnant. J'allais jusqu'à lui , profitant du fait que je pouvais enfin lui parler.

" Joli match Luka ! " dis-je en m'asseyant à tes côtés. " Je ne pensais que tu étais si fort ! Et tu as fais preuve d'un beau travail d'équipe... Tout comme moi en quelque sorte... En faites, si on est seul, c'est en partie de notre faute. Non ? " Les derniers mots étaient prononcés avec une certaine tristesse dans ma voix, c'était comme si je venais de faire face à la réalité pour la première fois.

" Mais cela veut dire que cela dépend de nous ! Et non des autres ! C'est super tu ne trouves pas ? " La naïveté était mon plus gros défaut, ce n'était pas aussi facile de s'intégrer dans un nouveau établissement scolaire mais, à ce moment, je ne le savais pas.

Après la réponse de Luka, je me relevais et déposais les clefs du gymnase sur le banc pour prendre un tapis par son bout et le traîner dans le coin du bâtiment dans lequel les affaires de gymnastique étaient rangés.

Naïve ? A moitié. Après tout si Luka et Jenny étaient devenus amis, c'était par pur hasard. Mais leurs points communs avaient permis de rendre leur rencontre magnifique, au point qu'ils semblaient ressentir des sentiments d'amitiés l'un pour l'autre. Cependant, une grande amitié était difficile à entretenir et partait toujours d'une simple amitié. Or, justement, c'était la seconde fois que Luka et Jenny se retrouvaient seuls à seuls... Pour la jeune fille, ses sentiments avaient grandis sous les prouesses du garçon en s'apercevant qu'il avait écouté et appliquer son conseil
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Luka Katchev
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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 10 Fév - 10:19

Les gymnastes s'en retournaient vers les vestiaires. Le groupe semblait avoir une certaine connivence, un bon esprit. Toutes ces filles ( car il ne semblait y avoir que des filles pour le moment ) étaient amies, camarades de classe, et cela se ressentait. Jenny avait organisé, après le départ de toutes, les tapis de manière à faire comme une longue piste aboutissant face à moi. Je me demandais quel genre d'enchaînement elle allait effectuer. Préoccupé par notre match, je n'avais pas vraiment eu les yeux rivés sur ses figures, simplement quelques secondes pour apprécier son niveau, mais j'avais l'intime conviction que le meilleur restait à venir. En effet, Jenny était désormais seule, sans son professeur pour la guider, et elle pouvait évoluer comme elle le désirait. La jeune fille se tenait debout, devant le premier tapis. Ses pieds nus posés bien à plat, sa poitrine se soulevant dans une ultime et profonde inspiration. L'élan fut pris dans un mouvement de balancier rapide et, elle s'élança. Tout alla très vite ensuite. Sauts périlleux, roues, vrille. Je me demandais comment précision et vitesse pouvaient se mêler ainsi, alors que Jenny se trouvait entre ciel et terre. Chacun de ses gestes était à sa juste place, merveilleusement bien situé dans l'ensemble de l'enchaînement. Lorsque elle se stoppa face à moi, lorsque ses pieds touchèrent enfin le tapis pour la dernière fois, je ne pus retenir un air ébahi et des applaudissements qui résonnèrent dans le gymnase, s'élevant sans doute le long du haut mur d'escalade. C'est alors que Jenny s'avança vers moi, me félicitant pour le match que notre équipe avait remporté. Je la remerciai brièvement. Elle me parla également du travail d'équipe auquel j'avais pris part, et elle en vint à la conclusion que la solitude à laquelle nous étions confrontés devait n'être qu'une conséquence de nos propres actes et que nous pouvions changer cela. Je souriais, alors qu'elle prenait un ton plus triste au fur et à mesure qu'elle reconnaissait la vérité. Oui, nous pouvions changer cela. Mais en avais-je envie ? Je m'étais habitué à cette solitude, dans un cadre scolaire du moins. Mes seuls amis étaient ceux de la rue, de la nuit. C'était la toute première fois que je parlais à quelqu'un du lycée, que je me liais avec cette personne. Jenny ne s'en rendait certainement pas compte. Je trouvais simplement les autres élèves indignes d'intérêt, ils ne me ressemblaient pas et ne semblaient pas pouvoir me comprendre. Ils ne comprendraient jamais de toute manière. Néanmoins, je souriais. A la naïveté de Jenny, à ses belles paroles, mais aussi au hasard de notre rencontre. Je hochais la tête à tout ce qu'elle m'avait dit. Au fond, elle avait raison. Elle ne connaissait juste pas encore mes raisons. Je ne voulais pas qu'elle les découvre. Etre ici, à Kadik, c'était aussi l'occasion de faire un choix. Je pouvais continuer à jouer les rebelles, me faire quelques doses d'adrénaline en faisant mes petits coups bas, ou bien changer du tout au tout. Me faire des amis, avoir une vie plus tranquille. Je verrai bien. J'avais le temps.

Jenny se releva alors et commença à ranger les tapis. Je fis de même. Nous traînâmes ainsi quatre ou cinq tapis chacun ayant servi aux gymnastes, jusqu'au petit local où était entreposé tout le matériel de sport. Nous fûmes assez rapides. La demoiselle aux cheveux de la couleur des blés du mois d'août referma alors la porte à clé et je me tournai vers elle.

" Voilà ! On a fini. "

Je ne savais pas vraiment quoi ajouter. Que dire de plus à mon amie écossaise ? Je voulais passer encore quelques heures avec elle, mais je ne savais pas vraiment comment lancer ça. J'étais dépourvu d'imagination, de coup de folie. Je me sentis alors désespérant, irrécupérable et presque incurable. Il me semblait avoir passé trop de journées seul pour réussir ne serait-ce qu'à trouver le courage de proposer à Jenny de manger avec moi, ou d'aller faire un tour, ou de se poser sur un banc pour discuter. Et de quoi discuterions-nous ? Je n'en avais pas la moindre idée. Mais c'était elle, la fille, qui devait remplir mes silences. Je regardais Jenny, sans rien dire. Muet, le regard vide. Si elle savait quel genre de folie tourmentée avait lieu derrière mes yeux, quel genre de tempête me laisserait par la suite sinistré, quand je n'aurais pas réussi à lui faire ma proposition. Ce n'était pourtant pas si dur ! Je pensais avoir trouvé les mots et me mis à parler, rompant le vide de bruit.

" Je vais y aller. Faut que je prenne ma douche. "

J'esquissai un piètre sourire et me retournai aussitôt. J'étais dépité. Je me comportais comme un gosse de dix ans, presque rougissant au moindre mot. Je fis quelques pas et puis, je me stoppai. Mes poings étaient serrés au fond des poches de mon short de basket. Je fis volte-face et lançai d'une voix forte, pour être sûr d'être bien entendu :

" Mais si tu veux, on peut déjeuner ensemble. "

J'entendis, quelques secondes durant, un léger écho faire monter mes paroles jusqu'au très haut plafond du gymnase, le long des murs froids. Je crus que le silence qui me répondait fut long d'une éternité, mais en réalité, il ne dura probablement que le temps d'un battement de cil...



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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Sam 16 Fév - 20:18

Je rougissais aux applaudissements de Luka. C'était la première fois que je montrai à quelqu'un en dehors du corps enseignants mes talents de gymnastes. Mais, c'était aussi la première fois qu'on m'applaudissait. Moi, la fille si discrète, je n'avais pas l'habitude d'être félicitée ainsi. Même si ce n'était que par une personne. J'étais si timide et discrète de nature, jamais je ne m'étais dévoilée ainsi, jamais je n'avais attiré l'attention sur moi. Ou du moins, je ne l'avais pas souhaité. Cela aurait été un cauchemar d'être connue comme "l'écossaise" de l'école. Peut être était ce pour cela que je m'étais renfermée sur moi-même. En plus du mal de pays et la sensation de ne pas être à ma place. Pourtant, une personne avait réussit à briser mes barrières, à ouvrir le cocon dans lequel j'étais pour refaire revivre la flamme de la gaieté qui m'avait quittée à mon arrivée en France.

Mais, j'avais aussi provoqué la destruction du cocon, d'où mes précédents paroles qui évoquèrent que nous étions les seuls fautifs de notre solitude. Mais ce n'était pas que ça. Nous étions aussi des adolescents, nous évoluons chaque jour et nos voyages respectives furent un grand pas pour nos deux. Du moins, c'est ce que je pensais. Nous nous étions simplement perdus dans cette évolution et là encore, ce n'était qu'une personne qui m'avait apprise ça : Luka Katchev.

J'avais réfléchi à tout cela en rangeant les tapis dans les locaux, mon regard était donc vide, plongé vers le sol à cause de ma profonde réflexion. Je n'adressais que de faibles sourire au garçon qui provoquait mes pensées pour le rassurer sur mon état. Quand nous finîmes, je sentis quelque chose disparaître en moi, un vide. Nous n'avions plus aucune raison de rester ensemble.

Luka me tournait le dos, il s'apprêtait à partir. A disparaître. Quand le reverrai-je ? Quand vivrons nous de nouveau un moment aussi intime ? Je ne le savais pas et ces questions me rendirent triste. Je n'osais pas parler, pas dévoiler ma volonté, par peur de le déranger. Je me mordais seulement les lèvres d'inquiétude et les poings de rage de ne pas prendre le courage de prendre la parole. Comme si des liens, sortis de mon cocon, tentait de me remmener à l'intérieur. Je ne voulais pas y retourner. Mais, je ne disais rien. Subissant encore une fois sans me rebeller.

Quand tout espoir semblait perdu. Quand il allait disparaître, Luka se retourna vers ma direction. Immédiatement, je reprenais un visage neutre en désserant mes poings pour ne pas lui montrer que j'étais attristée par cette séparation. Je préférais être triste et le laisser tranquille que de dévoiler ma peine qui pourrait se montrer contagieuse et l'obliger, contre son gré, à rester avec moi.

Je ne sais pas s'il avait découvert ma tristesse mais, il ne mis pas fin à ce moment. Au contraire, il voulait le continuer. Je ne m'y attendais pas, mes rouges devinrent rouge de surprises et je me tortillais sur moi-même en jouant avec mes doigts, l'un d'entre d'eux enroulant une mèche autour de lui. Mes mots ne sortaient pas de ma bouche et je dû me concentrer longueument pour sortir cette phrase. Surpassant ainsi ma surprise et la gêne :

" Oui... Je le veux... " Intérieurement, Je me gifflais. On avait l'impression que j'acceptais une demande en mariage ! " Enfin... Si ça ne te dérange pas, nous pouvons manger au réfectoire... Ou dehors... Comme tu le souhaites. Où tu veux. "

Oui elle voulait rester avec lui ! Oui elle ne voulait pas le quitter ! Oui elle était heureuse avec lui ! Oui les sentiments s'enchaînèrent dans sa tête au fil des minutes, passant de la joie à la tristesse. Mais, non, pas encore de l'amour. C'était encore trop tôt pour l'écossaise d'être victime de la flèche de Cupidon. D'ailleurs, celui-ci ne semblait pas user de ses flèches puisque la jeune fille n'avait jamais été victime de l'amour depuis sa naissance. Enfin, ce qu'elle voulait pour l'instant, c'était de rester avec Luka. Tout simplement.
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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 17 Fév - 18:21

Les yeux rivés sur la demoiselle aux longs cheveux blonds, j'attendais impatiemment sa réponse. Qu'allait-elle dire ? Penser ? Faire ? Elle fit jouer ,quelques secondes durant, une de ses mèches couleur de blé, la tressant et l'entrelaçant entre ses doigts. Je me concentrais sur ce mouvement rapide et confus à la fois, si bien que je ne vis pas ses joues prendre une teinte rouge vif. J'aurais certainement été surpris de cette réaction. C'est alors que je sursautai légèrement. D'un voix claire, Jenny m'avait donné sa réponse. Elle voulait venir partager mon repas. Passer du temps avec moi. Je ne sais pour quelle raison, je retins le sourire qui exigeait de s'étendre sur mes lèvres, pour ne laisser paraître un petit rictus de satisfaction, un coin d'ensoleillement sur mon visage. Je hochai la tête et dit à mon amie que nous pourrions prendre des sandwich à la cafétéria et déjeûner dans le parc. Sur ces paroles, je m'en fus dans le vestiaire des garçons. Mes gestes étaient rapides, imprécis. Je n'avais plus en tête que les prochaines minutes que j'allais passer avec Jenny. Je me déshabillai et laissai l'eau bouillante ruisseler sur ma peau nue, puis remonter en vapeur chaude tout autour de moi. Je fermai les yeux. Dans mon esprit résonnaient encore les mots que nous venions de partager, la gymnaste et moi. Son timbre de voix, ses doigts jouant avec sa mèche de cheveux, ses yeux. Surtout ses yeux. J'avais, chaque fois que je m'y plongeais, la sensation d'exister. Non parce que mon reflet s'y trouvait, mais surtout à cause de cette petite lueur que je croyais apercevoir lorsque nous étions ensemble. En même temps, jamais je n'avais été en présence de Jenny et de quelqu'un d'autre, alors je ne pouvais pas vraiment savoir si cette petite étoile venait de moi ou non. Je rouvris les yeux. C'était idiot, je me laissais emporter uniquement parce que j'allais déjeûner avec mon amie. Je me secouai un peu, comme pour sortir d'un mauvais rêve, et achevai de me doucher, me sécher et me rhabiller. Je passai une main dans mes cheveux encore humides, pour les remettre dans leur tumulte habituel, puis je quittai les vestiaires, et le gymnase. J'attendis quelques instants que Jenny sorte également de la salle de sport. Mon ventre me ramenait à la dure réalité à laquelle j'étais confronté : la faim. J'étais en train de songer que les pires fléaux du monde - à savoir la faim, la soif, la fatigue, le froid, la folie, le fric et les chiffres sans aucun doute - étaient tous marqués de la lettre "f", lorsque l'allure fine et élancée de ma camarade attira mon regard. D'un sourire, je lui montrai que j'étais moi-même prêt et que nous pouvions aller manger.

Nous marchâmes, plutôt silencieux, jusqu'à la cafétéria. Là, je pris un sandwich le plus complet possible, c'est -à-dire avec des petits morceaux de poulet, de la salade, des tomates, de la mayonnaise, des carottes, et même quelques poivrons. A cela s'ajouta une bouteille de coca, un sachet de chips et une pomme. J'étais affamé, et je me demandais comment cela allait pouvoir me remplir l'estomac. Une fois que Jenny eut achevé de prendre ce qu'elle désirait, nous sortîmes de la cafétéria pour retrouver le calme de la cour. Car oui, tout le monde devait être en train de terminer son repas, à cette heure-ci. Je montrai un petit coin du parc à Jenny.

" On peut se mettre là si tu veux. Je viens souvent ici. J'aime bien faire la sieste sur ce banc, il est bien au soleil en plus. Mais si tu préfères, on peut aller ailleurs ! "

Je regardais l'arbre sur lequel j'avais terminé ma sieste du cours de physique, quelques heures auparavant. Le coin était bien ensoleillé, verdoyant. Les oiseaux chantaient. Tout semblait paisible, parfait. Ici ou ailleurs dans le parc, je savais que j'allais passer un moment agréable en compagnie de Jenny. J'attendais qu'elle s'installe ou me présente son point de vue, tout en me demandant ce que j'allais pouvoir faire. Ou plutôt ce que j'allais pouvoir lui dire. Il est vrai que je redoutais ces repas en tête à tête, ne sachant pas vraiment quel sujet aborder. Je pourrais lui parler de la gym. Et puis ? Quand le thème serait épuisé ? Tourné et retourné en chaque sens ? J'espérais que mon amie prendrait le relais. Comme cela devait certainement se faire naturellement dans une relation d'amitié basique. Certes, nous n'avions absolument rien de basique. Mais Jenny était une fille, et les filles parlent beaucoup non ?
[ sorry, c'est un peu nul >_< ]

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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Sam 23 Fév - 23:06

J'avais été sincère dans mes réponses, ayant saisit l'occasion que m'offrait Luka pour passer du temps avec lui. Je l'avais observé après avoir donné ma réponse et eut l'impression de voir de la joie sur ce visage. Mais, peut-être me faisais-je des idées ? Encore un tour de ma naïveté qui me faisait tout voir en rose. Enfin, ce n'était pas le moyen d'y penser. J'abandonnais Luka le temps de quelques instants pour prendre une bonne douche. A chaque fois que j'étais sous une douche, je réfléchissais intensément et cette fois-ci , je ne manquais pas à cette règle. Quand l'eau inonda mon visage et coulait le long de mon corps, je remarquais que mon coeur battait la chamade. Pour quelle raison ? Je n'avais pas la réponse. Ou du moins, je voulais l'ignorer. C'était Luka qui me faisait cette effet mais, pourtant je ne ressentais rien pour lui si ce n'est l'amitié. Comme avant avec mes amis d'Ecosse... Non... Cette sensation était nouvelle et indéfinissable. Et pire, je ne me souvenais plus la sensation que me provoquait mes anciennes amitiés. Le doute s'installait en moi, avais-je vraiment été sincère avec mes amis et moi-même, les considérai-je comme mes propres amis ou Luka était vraiment quelqu'un de spécial ? Ou était ce tout simplement le fait qu'il soit mon premier ami en France ? Je ne trouvais pas la réponse et cette incertitude m'agaçait au point que je ne savourai pas le contact de l'eau, allant jusqu'à y mettre un terme avant de m'habiller à la hâte et de rejoindre mon ami dehors.

J'avais retrouvé ma tenue habituelle et mes cheveux blonds étaient désormais détachés et libre, volant légèrement sous la douce brise. Quand j'aperçus le garçon qui hantait mes esprits, mon incertitude disparut et laissa place à la joie et la satisfaction. Je fermais les portes du gymnases et mis les clefs dans une cachette que m'avait murmurée mon professeur afin que je ne perde pas de temps à les lui ramener. Je partis ensuite avec Luka, marchant à ses côtés, me rendant compte que nos tenues allèrent ensemble. Lui rouge, moi jaune. Nous croisâmes quelques élèves et mon sourire niais disparaissait quand on passait à côté d'eux. Je ne voulais pas qu'ils se fassent de faux idées et attirer des ennuies à Luka. Une rumeur était si vite lancée. Cependant, je ne pouvais pas cacher ma joie, j'étais souriante et mes bras étaient croisés derrière mon dos durant notre marche. Arrivée à la cafétéria, contrairement à mon ami je pris plutôt un déjeuner léger : un sandwiche composait de feuille de salade, d'oeuf et de jambe, une bouteille d'eau et une pomme bien rouge. Le commerçant était habitué à m'en donner une de cette couleur après mes nombreuses demandes. J'aimais les pommes rouges car elles me rappelèrent le conte de Blanche-Neige et je m'imaginais dans la peau du personnage en croquant la pomme. Bien entendu, je ne voulais pas qu'elle soit empoisonnée.

Quand nous sortîmes tout était désert, à ma grande satisfaction. Je m'assis sur le banc pour montrer une réponse positive avant d'ajouter :

" Je ne suis pas une fille compliquée Luka, on aurait put aussi manger dans l'herbe, ça ne m'aurait pas dérangée. Mais je dois avouer que cela me touche que tu souhaites que l'on mange ici, sur ton banc... " dis-je d'une voix enjouée... Avant de me gifler une nouvelle fois intérieurement. Je donnais l'impression d'être dans un film à l'eau de rose et mes yeux plissés à cette idée n'arrangeait pas à la situation.

Puis vint le gros blanc. Une chose que je voulais à tout prix éviter. Il avait fait le premier pas pour que l'on reste ensemble, il était donc tout naturelle que je fasse le second et je dis d'une voix naturelle qui me surpris : " Regarde cette pomme... Tu ne la trouves pas magnifiques ? Elle me rappelle celle de Blanche-Neige... J'ai toujours aimé les contes et autres récits fantastiques. Mais ça doit te paraître étrange... " Je murmurai ma dernière phrase d'une voix honteuse, je ne voulais pas donner une mauvaise image de moi à Luka, celle d'une fille enfermée dans ses livres. Mais c'était pourtant la vérité et je ne voulais pas mentir. Sans le vouloir, j'avais répondu à l'une de mes questions : devais-je rester naturelle ou non ? La réponse fut oui.

" Et je voulais savoir quelque chose, c'est comment d'où tu viens ? " Je le regardais dans les yeux, ayant peur d'avoir touché un point sensible. Je voulais seulement que l'on discute. Je voulais seulement apprendre à le connaître.

La sincérité est une grande qualité et Jenny a cette qualité en elle. Malheureusement, elle ne se rend pas compte de ce que cela représente et pense que c'est plus un défaut qu'autre chose. Elle a tort bien évidament, les gens sincères rencontreront des personnes qui leurs correspondent et où les secrets n'existent pas. Bien entendu, Luka et Jenny ne vivait, pour l'instant qu'une amitié naissante. Mais une étrange amitié tout de même qui rendait incertaine l'adolescente qui avait l'impression de marcher au bord d'un précipice et que le moindre faux pas, la ferrait tomber.


Dernière édition par Jenny White le Dim 10 Mar - 14:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 24 Fév - 14:00

Je ne vis pas tout de suite mon amie prendre place sur le banc. Ce fut sa voix qui attira mon regard et le fit se poser sur ce tableau aux allures merveilleuses. D'après ses paroles, elle était émue que je lui propose de déjeûner sur mon banc. Un fin sourire étira mes lèvres. Cela me touchait aussi, qu'elle accepte de me tenir compagnie au sein de mon royaume. Je la regardais pendant qu'elle parlait. Son ton enjoué résonnait dans ma tête qui s'était alors vidée de toute autre chose. Avec ses vêtements, parfois surprenants pour les autres élèves, assise de cette manière sur mon banc, dans la lumière du midi, j'avais l'impression d'avoir devant moi la photographie d'un mannequin posant pour la couverture d'un magazine de mode. Cependant, tout ici était naturel. De l'attitude de Jenny à ses paroles qui s'insinuaient dans mon esprit. Ses yeux légèrement plissés. Je me rendis alors compte que le silence s'était de nouveau établi entre nous. Seul un oisillon poussait son cri entre les branches des arbres, entre ciel et terre. Je me tenais toujours debout, face à mon amie qui me semblait gênée de ce vide de paroles. Je n'osais plus vraiment la regarder, de peur de la mettre encore davantage mal à l'aise. Habituellement, je faisais l'inverse. Je provoquais, je mettais à nue, par mes yeux rougeoyants de colère. Toutefois, c'était différent. Je n'avais pas envie de déranger Jenny. Et puisqu'elle ne parlait plus, cela voulait certainement signifier qu'elle ne désirait pas être là. Etre avec moi. Je ne devais pas être intéressant. Peu communicatif et peu engageant. Je sentais la déception se peindre sur mon visage lorsque j'entendis encore son ton enjoué prendre le dessus sur le chant de l'oiseau. Mon amie écossaise me parla de sa pomme. Rouge. Comme la veste que j'arborais fréquemment. Mon oncle me l'avait envoyée de Croatie, l'année dernière. Pour Jenny, cette pomme lui rappelait l'histoire de Blanche-Neige. Elle me confia, car il s'agissait bien d'une confidence, qu'elle aimait les récits fantastiques. Curieusement, elle ne semblait pas arborer fièrement ses goûts, peut-être de peur que je la juge. Alors je m'assis près d'elle et, la regardant intensémment pour être certain qu'elle tournerait son visage vers moi pour mieux m'écouter, je lui fis également une confidence :

" Je ne lis pas beaucoup. Mais les seuls bouquins que j'ai bien aimé parlaient de dragons et de vieilles mythologies. "

Je sortis alors à mon tour la pomme de mon sac. Une golden. Jaune et brillante, comme les cheveux étincelants de Jenny.

" D'habitude, je prends une verte bien acide, mais ils n'en ont jamais. Alors je prends une jaune, toute douce, et c'est aussi bien. "


Je fis un sourire amical et presque gêné d'être allé si loin dans l'absurdité de mes propos. Je déposai le fruit sur le banc et attaquai mon sandwich. Je n'avais plus rien à ajouter, et je m'étais sufisamment ridiculisé pour l'heure. J'étais en train de me maudir intérieurement lorsque Jenny s'apprêta à me poser une question. Je me tournai vers elle, attendant qu'elle en vienne au fait. Son regard me troubla, parce qu'il cherchait le mien, mais aussi parce qu'il était pur, dénué de mauvaises intentions. Ma dernière bouchée passa mal. Très mal. Sur le coup, je fis comme si je n'avais pas entendu sa question. Je mordis avec rage dans mon sandwich utra complet, mâchant violemment les morceaux de poulet et fixant l'herbe devant moi. " C'est comment d'où tu viens ? ". Son innocente question avait ravivé en moi ce que je cherchais désespéremment à fuir depuis plusieurs semaines. Elle n'avait pas voulu me blesser, mon amie gymnaste, seulement aborder un sujet qui me concerne. Les femmes ont toujours le don de poser les questions qui perturbent, de trouver les mots qui font réfléchir. Tout ce que j'avais toujours su donner comme réponse à ces interrogations n'étaient que des coups, des insultes et la volonté d'oublier. Ou plutôt la volonté de ne rien faire comme avant. De changer. Radicalement. Plus d'amis. Plus de gentillesse gratuite. Plus de liens. Je m'étais coupé du monde, occultant jusqu'à mon passé. Oui, il m'arrivait souvent de revoir le ciel bleu rencontrant la mer Adriatique. Les grandes avenues aérées de Zagreb où je jouais étant petit. Mais je m'arrangeais toujours pour éviter ces douloureux souvenirs d'une époque dont je n'avais jamais fait le deuil. Cependant, Jenny n'avait pas mérité que j'ignore sa question. Elle désirait une réponse et allait en avoir une. Une vraie, sortie du coeur, avec ces mots qui venaient du coeur de l'enfant qui était resté en Croatie.

" C'est beau. Là où j'habitais, à Zagreb, la capitale, c'est assez vieux. Le centre ville est beau, avec des grandes avenues et des immeubles anciens. Et puis avec ma famille, on allait tous les étés dans le sud, à la mer. Là-bas, l'eau est bleu très clair. Elle est transparente. L'eau est chaude, et puis les étés sont très orageux. Parfois, on partait aussi en camping dans les forêts. En dehors des grandes villes, c'est assez vert, la Croatie. "

Au fur et à mesure que je parlais et réveillais ces images en moi, je m'étais tourné vers Jenny. C'était la première fois que je parlais de toute cela à quelqu'un, la première fois que l'un de mes amis s'intéressait à la Croatie, à mon histoire. Ma gorge se serra et je m'arrêtai là. Je ne voulais pas entrer trop profondémment dans mes souvenirs, parce que cela était encore douloureux. Avec le temps, Jenny finirait sans doute par tout connaître de moi. Mais le moment n'était pas encore venu. Alors je mâchai quelques morceaux de mon sandwich, avant de demander à mon amie, ayant repris mes esprits et l'entière maîtrise de ma voix :

" Et toi ? Tu veux me parler de chez toi ? "

Je la regardais. Ses traits fins. Ses longs cheveux blonds. Je voulais aussi qu'elle s'ouvre à moi, comme une fleur dévoile ses secrets les plus intimes au papillon. Son passé, sa famille, sa vie. Je voulais pouvoir toucher du bout des doigts et caresser cette matière impalpable des souvenirs.

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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 10 Mar - 14:12

Je sursautais quand il me parla de la mythologie. A mes yeux, contes de fées et récits fantaisistes étaient semblables à la mythologie puisque, principalement, la source de ces différents genres provenaient de l'imagination de l'homme. C'était donc un point commun pour moi. Mais, il était différent des autres points puisque la fantasy était ma passion, j'en étais presque dépendante et voir quelqu'un s'intéressait à la mythologie me plaisait. Je nous imaginais déjà parler d'histoires légendaires, d'en déterminer leurs origines et justifier les réactions des héros. Mais, ce n'était pas le moment, je devais attendre. Quand il me parla de sa pomme, je rougissais légèrement. Jaune, comme mes vêtements et mes cheveux. Le mot "doux" était-il une allusion à mon physique ? A cette pensées mes joues devinrent encore plus rouge et je me tortillais légèrement de gêne. Heureusement pour moi, le récit de Luka me sauva et je fermais les yeux pour m'imaginer la ville qui décrivait, ajoutant un par un les éléments qu'il évoquait pour au final, avoir un magnifique tableau imaginaire.

" Je vois... " dit-elle en ouvrant les yeux " Un pays mélangeant l'urbanisation et la campagne et qui te laissait de nombreuses possibilités. Cela devait être magnifique de vivre là-bas . " La dernière phrase s'était échappée contre mon gré, profitant du fait que je ne réfléchissais pas. Évoquer cette mélancolie était le pire chose que je pouvais faire. Je me mordais les lèvres tout en me giflant mentalement. J'enchaînais encore les erreurs.

Heureusement, sa question me permis de changer rapidement de sujet et je commençais à évoquer l'écosse, nos châteaux, nos traditions, notre paysage.

" C'est un beau pays dont la beauté est différente des autres pays. Brumes et humidités s'accordent avec la végétation tout en rendant imposant nos châteaux. D'ailleurs c'est très intéressant de les visiter. Mais ne va pas croire que nous portons des kilts et jouons de la cornemuse ! J'aimais beaucoup le temps là-bas, il cachait souvent le soleil et laissait s'exposer la lune. Bref, c'est le contraire de la France. " Tout en parlant, j'agitais mes mains qui prirent la forme des châteaux et mes regards se plongèrent vers le soleil quand je l'évoquais.

Trop concentrée sur mes erreurs et mon récit, je n'avais pas vu la gêne de Luka. Je n'avais pas vu que mes questions le dérangèrent. Même sans m'en rendre compte les erreurs continuèrent encore de s'accumuler. Pourtant, en Ecosse j'arrivais facilement à me faire des amis. Pourquoi maintenant je n'y arrivais plus ? Pourquoi quand je devenais enfin l'amie de quelqu'un tout devait aller de travers. J'avais l'impression d'être armée d'une pelle et de creuser à chaque parole le fossé qui nous séparait. J'étais pathétique. Sur le moment, en reprensant aux erreurs dont j'avais conscience, je lançais un regard vide vers le sol tout en serrant mes poings sur les plis de ma robes, sur mes jambes.

Parler avec quelqu'un en restant soi-même est toujours compliqué car, sans le vouloir et sans le savoir, on peut faire du mal à une autre personne. Mais, pourtant, il vaut mieux être soi-même et rencontrer des obstacles que de jouer un rôle pour éviter la difficulté. Car après tout, les vraies amitiés surmontent toutes les difficultés.

[ HRP : Désolée pour le temps de réponse et la réponse assez courte ]

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MessageSujet: Re: Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]   Dim 17 Mar - 10:53

Jenny avait fermé les yeux durant toutes mes courtes explications. Je voyais mes mots devenir des images vivantes et colorées derrière ses paupières closes. Puis elle revint à mes côtés, en ajoutant que ce devait être magnifique de vivre là-bas. Oui. Ca l'était vraiment. Je réprimais le sourire triste qui tendait à poindre sur mes lèvres. Je ne voulais pas briser mon instant avec mon amie. D'ailleurs, elle enchaîna rapidement avec ses propres souvenirs de l'Ecosse., en réponse à ma demande. J'étais tourné vers elle. Avec un sourire presque amusé, j'observais ses lèvres se mouvoir avec ardeur, ses mains qui imitaient ses propos et ses yeux bleus. Lorsqu'elle les tourna vers le soleil, je vis à quel point ils resplendissaient. La lumière solaire mettait en évidence toutes leurs teintes, allant du brun très clair, autour de l'iris, au doré lumineux, avec quelques éclats de jaune électrique. J'écoutais ce qu'elle disait, mais le tableau qui se dessinait devant moi était tout autant fascinant que son récit. Jenny me parlait de l'Ecosse d'une voix passionnée et claire qui s'élevait parmi les bruissements de feuilles au-dessus de nos têtes. Sa dernière phrase s'accorda parfaitement avec ce que je pensais de la Croatie. Rien à voir avec la France. Je sentais les regrets de son pays natal poindre avec ces ultimes mots. Nous vivions le même mal, la même peine. Cela pouvait nous rapprocher, et nous permettre d'avancer. Entendre Jenny évoquer la terre qu'elle aimait tant, j'avais été rassuré de n'être pas le seul dans cette situation délicate. Si j'avais été gêné de relater mon passé, je l'étais beaucoup moins maintenant. Je vis mon amie fixer le sol d'un air vide, ne mangeant plus, ses doigts fins serrés et refermés sur eux-mêmes. Avait-elle eu mal de se rappeler ces souvenirs ? Je devais faire quelque chose, agir ! Néanmoins, je ne savais pas comment m'y prendre. Je voulais que cette distance à nos pays respectifs nous donne une proximité. Pour cela, je devais commencer par redonner son joli sourire à Jenny. Je me mordillais la lèvre inférieure péniblement. Je cherchais désespérement vers les arbres une inspiration divine, tombant du ciel, qui pourrait me donner l'idée lumineuse que je convoitais. Je tournai alors mon visage vers Jenny. Elle n'avait pas bougé. Statue de glace au regard assombri. Seule sa cage thoracique se soulevait régulièrement, tendant légèrement les plis de sa robe à chaque inspiration. Ce que j'allais faire me suriprit moi-même. Je ne m'en serais jamais cru capable.

Je frôlai sa main du bout des doigts, hésitant une dernière fois à aller jusqu'au bout de mon geste. Ma paume se posa sur le dos de sa main, mes doigts enlacèrent avec douceur son poing fermé, cherchant à l'ouvrir, à faire sortir et laisser s'envoler toute sa peine. Je lui tenais la main. J'avais légèrement incliné mon visage, pour parvenir à ses yeux, pour que mon regard croise le sien qui s'était éteint si vite. Je voulais que leur éclat revienne, mais je n'étais pas sûr d'en être capable, de réussir à lui rendre son sourire. Toutefois, il fallait que j'essaie.

" Tu sais... Ca me ferait plaisir que tu viennes voir mes photos de la Croatie et de ma famille, un jour. J'en ai sur mon ordinateur et dans ma chambre... Enfin, seulement si ça peut te plaire ? "

Je souriais, lui montrant que cela me tenait à coeur. Je voulais qu'elle voit que la distance pouvait être une force maitenant que nous étions ensemble. Notre solitude nous avait permis de nous rencontrer. Nos douleurs respectives pouvaient nous permettre de rester côte à côte. J'en étais sûr. J'essayais de le lui dire.


[ Aucun problème ! Ma réponse n'est pas top top non plus :/ ]

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Un peu de sport n'a jamais tué personne [ Jenny White ]

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